L'ETANG
Sur
l'immobile étang où sommeille la brume,
Le matin virginal de Mai frisonne et fume;
Le
vent et le soleil soudain balayent l'eau,
Qui de mille reflets se peuple et qui s'allume.
Tout
le ciel s'y renverse. ô mon âme, un halo
De songe t'enveloppe, et l'ennui te consume;
Mais
Celui que tu veux va venir sur les flots.