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Philéas
Lebesgue, un écrivain universel
"Mais
qui était donc Philéas Lebesgue?" Telle
est la question qui est souvent posée. Comme l'écrit
l'un de ses biographes, ce nom "dit quelque chose".
Et il ajoute : "Rien de plus en général.
Mais c'est assez pour faire de ce Philéas Lebesgue
un personnage quasiment légendaire. S'il est mort,
c'est peut être au moyen âge, entre Charlemagne
et Guillaume Budé. S'il vit c'est sans doute en un
reste de forêt gauloise ou encore sur une île
de Méditerranée. Ce doit être un poète,
mais quels sont ses vers ?"
Philéas
Lebesgue est né le 26 novembre 1869 en Picardie. Il
est mort le 11 octobre 1958. Elève du collège
de Beauvais (l'actuel lycée des Jacobins) jusqu'a sa
seizième année, il étudie ensuite seul
dans la ferme de ses parents, notamment les langues étrangères
, tout en commençant à écrire des poèmes
car il se sent une vocation littéraire. Poète
influencé par le symbolisme à ses débuts
, il collabore à de nombreuses revues littéraires
et, dès 1896, il devient rédacteur au prestigieux
Mercure de France où il tient la rubrique des
"Lettres portugaises", puis celles des "Lettres
néo-greques" et des "Lettres yougoslaves".
C'est par centaines que l'on retrouve dans les publications
locales, nationales ou internationales des années 1900-1940,
ses articles de fonds et ses poèmes.
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La
maison de Philéas Lebesgue.
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A
Beauvais, entre les deux guerres, il est le chroniqueur
régulier de La République de l'Oise,
quotidien dans lequel il developpe de informations litteraires
et politiques et donne son avis sur les problèmes
de son temps. Il écrit également dans L'Hebdomadaire
picard de Grandvilliers.
Ce
qui caractérise Philéas Lebesgue est son extraordinaire
activité intellectuelle. Il pratique tous les genres
littéraires mais il est aussi en relation avec des
ecrivains, des artistes et des intellectuels de plusieurs
pays d'Europe , d'Afrique du Nord et D'Amérique du
Sud. Il fait plusieurs voyages à l'étranger
et se déplace notamment au Portugal, en Grèce,
en Yougoslavie et en Grande-Bretagne.
Son
amitié avec les artistes se caractérise, dans
l'Oise, par les relations privilégiées qu'il
entretient avec les céramistes (Auguste Delaherche,
Henri Gréber) et les peintres. Parmi les peintres,
le plus célèbre est Henri Le Sidaner, installé
à Gerberoy, qu'il rencontre régulièrement.
Citons aussi Alphonse van Hollebeke, Antoine Manceaux, Roger
Bréval et Anatole Devarenne. Ces deux derniers ont
illustré certains de ses recueils de poèmes.
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